Politique : Les limites de la stratégie de radicalisation de la C64 révélées par le Professeur Ikanga Ngozi

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Dans une tribune intitulée  » Prologue d’une fin politique » qu’il a publiée le 16 septembre 2026 à Washington, le Professeur Ikanga Ngozi ze Kyongo, analyste politique et militant des Droits Humains, a donné de ses observations sur la stratégie, le mode opératoire et les activités de l’opposition congolaise regroupée au sein de la coalition C64.

En effet, sous prétexte d’empêcher le Président Félix Tshisekedi de changer ou de procéder à la révision de la constitution, la C64 a opté pour des actions de rue et de confrontation avec le pouvoir, oubliant que les désidératas des congolais aujourd’hui tournent autour de l’unité, l’intégrité et la cohésion nationales, la justice et la paix sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

A ce sujet, le Professeur Ikanga écrit :  » … Qu’importent la mobilisation et le nombre des manifestants, la meilleure réponse serait de convertir une mobilisation ponctuelle en force politique durable qui serait favorable au peuple.
La C64 manque beaucoup d’atouts politiques plausibles. Par contre, elle excelle dans un radicalisme permanemment hors du commun qui sacralise des confrontations de la rue au détriment d’un projet national futuriste et constructif visible. »

Une autre faiblesse de l’opposition C64 observée par le Professeur Ikanga, c’est l’absence d’un leadership consensuel et d’un projet commun.

 » Autant une coalition électorale et politique durable devrait exiger une convergence autour d’un nom, autant elle devrait supposer un projet commun, un leadership accepté, une stratégie institutionnelle, un programme socio-économique et une capacité à porter à toutes les composantes de la société congolaise, » a-t-il indiqué.

L’analyse politique note qu’en raison d’un suppose basculement du rapport des forces en sa faveur, la C64 cultive ce jour le complexe de supériorité qui le pousse à ignorer le peuple et ses attentes pour la paix.

 » En effet, souffrant d’un complexe de supériorité qui frise le plein de soi, sa prédilection aux confrontations ostentatoires de la rue l’éloigne de plus en plus du peuple aspirant à un Congo uni, meilleur et émergent.

Aux allures d’omniscient et d’omnipotent, la C64 néglige les attentes et les désidératas des congolais qui sont : l’unité, l’intégrité et la cohésion nationales, la justice et la paix sur toute l’étendue de la RDC.
Car, le message politique de la C64 s’ancre il y a belle lurette dans un statu quo qui dénote son incapacité à défendre ses positions auprès du peuple, » a-t-il fait savoir.

A en croire le Professeur Ikanga, le peuple a fait payer cash à la C64, le 15 septembre 2026, son orgueil et sa prédilection pour la confrontation.

 » Ainsi, le peuple désormais intelligent, fatigué de ses manipulations et connaissant déjà pour qui la C64 roule, lui a démontré sa nouvelle face en s’éloignant d’elle au profit de l’unité nationale, gage et socle d’une paix durable à léguer à la postérité millénaire épanouie, » a-t-il écrit dans sa tribune.

La stratégie de radicalisation de la C64 ayant montré trop de limites, le Professeur Ikanga conseille l’opposition congolaise de se ressaisir.

 » Relativement à sa situation sécuritaire, la RDC a besoin d’une opposition républicaine qui soit constructive. Celle capable d’accompagner le Président Félix Tshisekedi dans la lutte contre les guerres et invasions du Rwanda de Paul Kagame sur le territoire national. En effet, en luttant en interne contre ses compatriotes, la C64 prépare et fait non seulement le lit de l’ennemi, qui est le Rwanda de Paul Kagame, mais aussi et surtout, elle lui prête des fortes béquilles contre la patrie, » a-t-il conclu.

Le Tonnerre

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